« TOUCHING POP » ... WTF ? CE SOIR LITTLE NEMO EN CONCERT AU QG OBERKAMPF

« À la fin des années 80, bien des années avant l’apparition d’Air et de la French Touch, sévissaient en France les groupes d’un courant nommé Touching Pop.

Terme inventé par Emmanuelle Debaussart, journaliste à Best, Ouï FM, et égérie de la bande T.P.

Ces groupes jouaient une musique « indépendante », fusion de pop/rock et de new/cold-wave, nappée d’un zeste de psychédélisme, et rehaussée, dans certains cas, d’une sauce technoïde début 90’s.

L’étiquette Touching Pop n’empêcha d’ailleurs aucun des groupes d’avoir sa propre personnalité, ses propres influences et son style personnel… Toute ressemblance avec un autre groupe « touching » étant fortuite…

Ils écumèrent Paris et la banlieue, puis la province, et parfois l’étranger, de concerts aux ambiances à la fois puissantes et intimistes.

Les premiers à ouvrir la voie furent sans nul doute Little Nemo, rapidement rejoints par Asylum Party et Mary Goes Round, suivis du projet Teepee, groupe fusionnel de membres des groupes « T.P. », et enfin de Babel 17, auquel ce site est principalement dédié.

Toutes ces tribus étaient signées sur le désormais mythique label Lively Art, subdivision de New Rose, le plus grand label français indépendant de l’époque.

Certains croyaient au concept Touching Pop, d’autres pas du tout…

D’autres groupes avaient également la réputation d’être Touching Pop :

  • Collection d’Arnell-Andréa
  • Rise & Fall of a Decade
  • Neutral Project
  • Les Velléitaires

Être ou ne pas être « touching » !
That’s the question…

Rétrospectivement, on peut déduire que le « créneau » Touching Pop était un moyen pour tenter d’unifier ces bandes afin de peser un peu plus lourd dans la balance commerciale, notamment face aux groupes dits « alternatifs », qui se partageaient la scène française et connaissaient leur heure de gloire…

La « vague » Touching Pop dura de 1988 à 1993, puis les dernières bandes encore en activité sombrèrent et disparurent à tout jamais…

Le concept scénique initial de ces combos était : deux ou trois musiciens/chanteurs accompagnés par une boîte à rythmes. Puis, avec le temps, dans la plupart des tribus, le concept évolua vers un show scénique très pop-rock, avec un batteur et un « vrai » groupe autour.

Babel 17, quant à eux, restèrent toujours fidèles à leur concept originel — « boîte à rythmes/séquences » —, qui s’affina avec le temps jusqu’à leur split début 1993. »

source : le site du groupe BABEL 17 (j'ai reposté ce texte vu qu'il ne passe pas sur les navigateurs des portables... Si problème : MP => thierry.theolier at free dot fr)

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